
Section :
JIU-JITSU BRESILIEN
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Moniteurs :
Lieu des cours :
Dojo
2, rue Sonnex, Ecole le Pommier - Grand-Saconnex
Jours de cours (Détail des horaires à la page horaires) :
Mercredi et Vendredi
Tarifs :
Par trimestre / par an / âges
Frs 120.-- / Frs 350.-- / Jusqu'à 14 ans
Frs 300.-- / Frs 600.-- / dès 15 ans (Frs 800.-- la 1ère année)
Licences :
...
LE JIU-JITSU BRESILIEN : L'ART SUPREME DU COMBAT AU SOL
A l'inverse du judo, le Jiu-jitsu brésilien se focalise sur le combat au sol, alors qu'il néglige le combat debout, donc les projections. La raison a cela est que ceux qui ont fonde puis développe cet art sont partis du principe que tout combat réel se termine irrémédiablement au sol. Des lors, selon ces fondateurs, la victoire dans un tel combat passe par une maîtrise des techniques de combat au sol. Il en résulte une extrême lacune du jiu-jitsu brésilien en matière de projections, ce qui explique le problème rencontre par de nombreux jiu-jitsukas lorsqu'ils affrontent, lors de combats libres, des lutteurs (en gréco-romaine ou en libre): très faibles en projection, les jiu-jitsukas se font amener au sol par les lutteurs, et combattent donc dos au sol , position intéressante en pur Jiu-jitsu brésilien, mais hautement dangereuse en combat libre.
Pourtant, bien qu'étant en apparence (sur ses principes) en opposition avec le Judo, le Jiu-jitsu brésilien provient pourtant de ce dernier. Lorsqu'au début du XXeme siècle Esai Maeda (dit "Comte Koma") s'efforce de faciliter l'installation d'immigrants japonais sur le sol brésilien (plus de 600 000 Brésiliens d'origine japonaise vivent actuellement au Brésil, surtout a Sao Paulo), il est aide dans sa tache par un politicien brésilien du nom de Gastao Gracie, petit-fils d'immigrant cotais. Entre en 1897 au Kodokan, Esai Maeda est alors un globe-trotter qui aime a défier les champions locaux dans l'art de la lutte. En guise de reconnaissance, Maeda enseigne au fils aine de Gracie, prénomme Carlos, le Jiu-jitsu. En 1925, Carlos et ses frères ouvrent la Gracie Academy, ou ils enseignent donc leur art. Mais peu a peu, il s'avère que c'est le plus jeune et le plus faible des frères Gracie, Helio, qui se montre le plus doue en jiu-jitsu. Devenu leader du clan Gracie, il modifie et améliore les techniques du jiu-jitsu, en invente de nouvelles, et se concentre sur le combat au sol.
Un peu comme au Sambo, les pratiquants de Jiu-jitsu brésilien (Gracie jiu-jitsu est un terme qui désigne le Jiu-jitsu brésilien lorsqu'il est pratique ou enseigne par les membres de la famille Gracie uniquement) pratiquent le combat au sol total. Ils ont ainsi a leur disposition tout un arsenal de clés de bras (épaule, coude, poignet), de clés de jambes (genou, cheville, pied), de clés de cou, et d'étranglements. Par rapport au judo, le jiu-jitsu brésilien représente une véritable évolution du combat au sol, avec la création de nouvelles positions caractéristiques comme la garde (ou dos au sol, on enserre la taille de l'adversaire entre ses jambes), qui permet de se protéger des techniques de soumission, tout en étant capable d'en délivrer. Depuis sa création, le jiu-jitsu brésilien n'a cesse d'évoluer et de s'adapter. Ainsi, aujourd'hui encore, les meilleurs compétiteurs en Jiu-jitsu brésilien mettent au point régulièrement de nouveaux mouvements.
Mais ce qui a permis au jiu-jitsu brésilien d'atteindre sa notoriété actuelle, c'est le succès de ses différents représentants en vale tudo (combat libre), comme l'UFC, notamment ceux issus de la famille Gracie, a savoir Royce, Rickson, mais aussi Renzo. Les combats de Vale Tudo se disputent traditionnellement sur un ring de boxe. Le port d'une tenue est facultative (en général, les combattants ne sont vêtus que d'un short serré), et quasiment tous les coups sont autorises (bien que les règles peuvent varier d'une compétition a une autre). Cette grande liberté du point de vue des règles permet aux jiu-jitsukas non seulement d'utiliser leurs techniques de soumission au sol, mais également des techniques de frappe au sol (coups de poing, de coude, et de tête), ce qui les rend d'autant plus redoutables. La victoire en valet tudo s'obtient par K.O. ou par soumission (voire par jet de l'éponge). Le Vale Tudo est une tradition qui a été créée au Brésil par Helio Gracie lui-même. En effet, lorsque son art était encore peu connu, celui-ci devait défier puis vaincre des représentants d'autres disciplines, afin de démontrer la supériorité du jiu-jitsu. Mais le Vale Tudo ne s'adresse en principe qu'a une certaine élite du Jiu-jitsu brésilien, et ne concerne par conséquent qu'une infime partie de ses pratiquants.
Ainsi, le domaine dans lequel le Jiu-jitsu brésilien s'est le plus développe lors de la dernière décennie est celui du Jiu-jitsu sportif. Avec l'intérêt grandissant qu'il suscite depuis la victoire de Royce Gracie lors des UFC I, II et IV, l'arrive de sponsors (affiches sur les tenues des compétiteurs) toujours plus nombreux, la volonté de ses dirigeants de voir leur sport reconnu (ce qui implique de le rendre le moins dangereux possible), le Jiu-jitsu brésilien, tel qu'il est pratique aujourd'hui, n'a que peu a voir avec l'art martial crée par Helio Gracie. Il n'est désormais plus nécessaire de soumettre son adversaire par clef ou par étranglements pour gagner: marquer plus de points que l'autre suffit. En effet, lors des compétitions, des points sont accordes aux participants lorsqu'ils parviennent a certaines positions avantageuses (comme celle ou l'on s'assoit sur l'estomac de l'adversaire, et que l'on appelle position montée) ou lorsqu'ils obtiennent un avantage par l'exécution de certaines techniques, telles qu'un balayage (au sol) ou une projection.
Bien sur, même si l'on est mène au score, la soumission de l'adversaire rapporte toujours la victoire. Par conséquent, beaucoup d'écoles, très orientées vers la compétition, axent leur enseignement sur les techniques rapportant des points, plutôt que sur les techniques de soumission.
Seuls pratiquement les Gracie accordent toujours une importance significative aux techniques de soumission. A l'image de nombreux autres arts martiaux (Judo, Karaté, Taekwondo.), le Jiu-jitsu brésilien a du sacrifier son cote martial afin de devenir un sport respectable.