Section :

Sensei : Michel MAURER 5ème dan (Instructeur principal) et Hans HOFFMANN 5ème dan.

Moniteurs et Moniteurs enfants :   Jean-Paul HAAS, Heinz GIESENFELD, Sophie GENNERET et Moncef ASSA 2èmes dan / Jean-Pierre AGOSTINETTI et Ismail SALAH 1ers dan.

Moniteurs suppléants :     Arnaud GAY 3ème dan / Daniel DESCHENAUX et Stefano DRAGONE 2èmes dan / Emina SULJIC 1er dan.

Lieu des cours :

Dojo au sous-sol du bâtiment complémentaire, école Le Pommier, rue Sonnex 2 - Grand-Saconnex

Jours de cours (Détail des horaires à la page horaires) :

Lundi 19h00 - 21h00 : Adolescents et adultes débutants et avancés / enfants dès ceinture orange-verte.

Mardi 18h45 - 19h50 : Enfants tous niveaux.

Mardi 19h50 - 21h20 : Adultes tous niveaux.

Jeudi 18h45 - 19h50 : Enfants tous niveaux.

Jeudi 19h50 - 21h20 : Adultes tous niveaux.
 

Tarifs :
 

Par trimestre / par année (9 mois) / âges

Frs 120.--       / Frs 350.--                    / Jusqu'à 13 ans

Frs 135.--       / Frs 400.--                    / Jusqu'à 17 ans

Frs 150.--       / Frs 450.--                    / dès 18 ans

(Rabais famille 10% et 20%, nous consulter)

Licences :

Association Cantonale Genevoise de Karaté (ACGK)

·         Frs 0.—  offerte par le club.

International Budo Association (IBA).

·         Frs 40.— : par an, payable à la fin de chaque année scolaire pour l'année suivante.

·         Frs 70.— : 1ère année avec le passeport (une seule fois).

 

Il est recommandé que le candidat à l'examen de ceinture noire soit muni de son passeport

avec au moins 2 licences consécutives IBA y compris celle de l'année en cours.

 

     

 

 

   

 

En 1922, Gichin Funakoshi, âgé de 53 ans, effectue une démonstration de Karaté à Tokyo. Il décide de rester dans la capitale et de développer son art au Japon.
Petit à petit, le Karaté enseigné par Funakoshi se répand dans les universités.
Son fils Yoshitaka va accentuer les positions et l'amplitude des mouvements, créant ainsi un style nouveau qui prend le nom de Shôtôkan (le dôjô où enseignait Funakoshi).
Dans les années 60 les instructeurs de l'école Shôtôkan vont répandre ce style dans le monde entier.

 

Gichin Funakoshi peint par Feodor Tamarsky

(Peinture offerte par Feodor à Michel Maurer lors de la soirée des 25 ans du club dont une reproduction orne le dojo)

 

 

     GIGO FUNAKOSHI : LE FILS PRODIGUE

 

Funakoshi père eut trois fils. Le plus jeune s'appelait Yoshitaka. Beaucoup de filiations du Shôtôkan le donnent comme étant le seul à avoir pratiqué le Karaté, Giko étant alors un surnom. D'autres sources prétendent que Giko était en réalité le fils aîné de Funakoshi, formé à Okinawa par son père. Yoshitaka s'était installé au Japon avec son père, alors que sa mère et ses deux frères sont toujours restés à Okinawa.

 

Gichin Funakoshi est d'ailleurs resté séparé de sa femme pendant près de vingt-cinq ans puisqu'elle ne l'a rejoint qu'en 1945 peu après la capitulation du Japon. Actuellement, dans nombre de dôjô on trouve la photo de Gichin Funakoshi. Des centaines de milliers de karatékas à travers le monde se réclament du style «Shôtôkan» mais ils ignorent le plus souvent la façon dont pratiquait réellement Funakoshi père. Ils pratiquent en fait la technique de son fils Yoshitaka.

 

Mais ce qu'on oublie, c'est que Yoshitaka était atteint de tuberculose, ce qui à l'époque signifiait condamné à plus ou moins brève échéance. Le sachant, il s'est entraîné comme un fou afin d'atteindre le plus haut niveau possible avant sa mort. Effectivement, il a réussi à atteindre un très haut niveau, mais en poussant l'entraînement à l'extrême : positions très basses, entraînements jusqu'à l'épuisement...

 

Son père visait le long terme; il est mort à quatre-vingt sept ans. Yoshitaka, lui, est mort jeune (1948). On peut s'interroger sur ce qu'aurait été son état de santé vers la soixantaine, vu la façon dont il s'entraînait ? Or, de nos jours, des milliers de personnes s'entraînent comme si elles ne devaient jamais dépasser l'âge de trente-cinq ans !

 

De plus Yoshitaka était chef instructeur du Shôtôkan à l'époque de la seconde guerre mondiale. Ce contexte ne favorisait guère les recherches spirituelles. Un certain nombre de dôjô de Karaté servaient à l'entraînement des kami kaze. Murakami et Kase ont d'ailleurs commencé à pratiquer le Karaté dans ce contexte difficile en 1944-1945.

Pierre Portocarrero